Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 21:56

 
Encore perdu, ouais, j'ai encore perdu au loto foot, au cote et match plus précisement. La faute à qui? à moi, me direz vous, et je vous vois tous me montrer du doigt, prêt à m'aligner sur le peloton d'execution, prêt à douter de mon savoir footbalistique que j'ai acquis au prix fort, c'est à dire en me tapant des matchs insipides dans des bars louches ou des grecs où l'odeur tenace de la friture ne s'incrustait pas seulement à mes vêtements, ni à ma peau , mais au plus près de mon âme de passionné.  Mais trêve de poésie, ça nourrit pas son homme.


Comment gagner au loto foot lorsqu'une aucune équipe française de ligue 1 n'arrive pas à enchaîner trois victoires d'affilée à domicile? chose qui me laisse penser que toutes les équipes se valent, et même l'Olympique lyonnais n'échappe pas au constat, qui plus est  lorsqu'il lui manque un ou deux joueurs décisifs. Monaco n'arrive pas à battre Sochaux à Louis II, Rennes ne confirme pas sa victoire face au Psg en arrachant un match nul de justesse face à Caen, et Lille a tendance à bien réagir plutôt que prendre le large. A part l'Olympique de Marseille qui aligne sans problème quatre joueurs offensifs, toutes les équipes spéculent et manquent d'audace. Et moi, j'enrichis la Française des Jeux, la fdj, faute de jouer.


En fait, la raison qui fait que je ne suis pas (encore) sur une plage à Honolulu, à surfer avec mon chat sur la planche est dû au manque de talent individuel des attaquants de Ligue 1. Ces joueurs ne font pas de différence notable à chaque match, on dirait que certains attaquants jouent en comptant énormément sur la chance( comme moi devant mon bulletin de jeu). Un grand joueur est quelqu'un qui vous fait oublier la tactique, le bloc équipe, le système défensif. La Ligue 1 regorge de compétiteurs féroces, mais qui joue pour jouer, jouer pour le jeu? Personne, sauf peut-etre le Lorient de Gourcuff, l'entraîneur le plus intelligent de notre championnat, et pas parce qu'il travaille sur ordinateur et qu'il avait été prof de maths.


J'aimerais toucher les 14 avant de mourir, les 14 bonnes croix sur ma putain de grille, 14 croix sur des cases 1,N,2, 14 croix.
Pour l'instant, je porte ma croix, moi et les copains, king Joss, Christophe, Bachir, Serge, Thierry, jean jacques. Ce serait bien que l'un de nous gagne, parce que c'est la crise, parce qu'on est des gars bien, mais surtout parcequ'on aime tellement le foot qu'on imagine avant le match de voir de belles frappes du cou de pied en pleine lucarne, façon Batistuta. Pour finir, libérez Santos, et liberez tous les Santos prisonniers du loto foot.

Par fadaili - Publié dans : Foot français
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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 /11 /Nov /2008 15:40

L' Olympique Lyonnais reçoit ce soir le Steuea Bucarest, après avoir gagné 5 buts à 2, et être revenu au score, conséquence d'une entame de match catastrophique.
Les errements de la charnière centrale Cris-Boumsong, le manque de liant au milieu de terrain sont quelques uns des facteurs expliquant le fait que l'équipe tourne moins bien qu'il y a trois, quatre ans. La seule année où Lyon aurait pu aller au bout de l'épreuve, c'était lors de la confrontation face au Milan AC en quarts de finale, avec un milieu de terrain du feu de Dieu, un des meilleurs en Europe: Diarra, Essien, et Malouda qui avec son gros volume de jeu pouvait  même dépanner comme arrière gauche. Le problème à cette époque était d'ordre offensif, il manquait un tueur en attaque, un joueur du niveau de Benzema. 
Il aura manqué à l'O.l version 2004-2005 ce qu'il posséde maintenant: Benzema ou Fred en confiance. Et aujourd'hui, le milieu de terrain rhôdanien affiche un net manque de puissance, si l'on ajoute à cela un Juninho vieillissant, un Toulalan qui n'apporte pas assez sur le plan offensif, et Bodmer n'est pas assez rigoureux au marquage, surtout lorsqu'il joue derrière. Quant à Grosso, il n'offre pas le sentiment d'être infranchissable, indébordable, ce qu'était Abidal tellement il était rapide sur son flanc gauche.

Cette année encore, il manquera quelque chose à Lyon pour décrocher le gros lot. Mais Aulas ne peut pas s'aligner aux salaires exigés par les meilleurs joueurs d'Europe. Lacombe et son scout Marcelo au Brésil doivent continuer à espèrer dénicher la perle rare avant les autres. La crise concerne même les plus gros: un club comme Chelsea va même effectuer des économies en réduisant sa politique d'achat de joueurs et Abramovitch se contentera du deuxième plus beau et plus long yacht du monde, et si le club ne gagne pas de trophées majeurs cette année, c'est le radeau de la méduse qu'il s'offrira, avec un crédit contracté chez Cetelem....
Mais au moins Lyon a une ligne directrice cohérente et une organisation structurée qui porte ses fruits. Des clubs  illustres comme Monaco,  Nantes, Marseille ou Paris n'ont pas de présidence forte qui travaille sur le long terme. L'Olympique de Marseille échappe à ce constat depuis l'intrônisation de Pape Diouf  à la  tête du club. Mais souvenons- nous de la rumeur de rachat de l'étrange monsieur Kachkar, les frictions entre De la Brosse, Bouchet, les errements de Courbis au mercato, les joueurs improbables venus d'Amérique du Sud. Ce qu'il s'est passé à cette époque à Marseille se vit en ce moment à Monaco, tour de Babel des nationalités mais où personne ne parle football.
 
Lyon fait bien les choses, éspérons que les choses tournent bien pour Lyon.

Aulas et Lacombe ont toujours eu du nez...surtout Lacombe.


Par fadaili - Publié dans : Foot français
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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /Nov /2008 15:11

Du championnat de France de Ligue 1, j'ai vu mourir le football école, samedi après samedi, assis au bar Le Soleil, boulevard de Menilmontant. Le football-école, c'est simple: C'est un joueur qui joue à son poste et qui s'attache à faire du mieux possible uniquement ce qu'il est censé savoir faire. Peu importe sa morphologie, et en dépit de ses qualités physiques naturelles, c'est un joueur qui récite une partition repétée à l'entrainement, et plus en amont durant sa période de formation. Le football-école, c'est l'intelligence mise au service du collectif. Ca a l'air simple, dit comme ça, mais je ne le vois presque plus.

Aujourd'hui, beaucoup s'efforcent d'intellectualiser le football, et j'entends de nouveaux mots chaque semaine: la "technicité" remplace la "technique", la "sanction administrative" le carton jaune, la "prise d'information" remplace le coup d'oeil, et bientôt, tous les coachs de district débarqueront à l'entraînement avec une "palette de Doudousse" et voudront parler comme Pape Diouf. Mais n'est pas Pape qui veut. Les temps sont complexes, et faire simple de nos jours reléverait de la gageure, de l'irresponsabilité même, dans notre époque de grande communication. Bon là, je déverse mon fiel et semble m'égarer de mon propos initial.

Le football-école, c'est le Nantes de 1995, c'est les commentaires de Denoueix, l'Ajax emmenée par Litmanen, l'équipe ou les équipes de Russie, l' Auxerre version Corentin Martins et Verlaat, le Brésil de 1982 à 1986, c'est une petite passe du plat du pied de Fernando Redondo au Real Madrid, c'est des pieds qui ont un cerveau dans leurs chaussettes, plutôt que des sabots cons comme leurs pieds! En tant que passionné, je préfère voir les Pays-Bas éliminés en quart de finale de Coupe du Monde après m'avoir régalé de deux très grands matchs. Au moins, j'aurais pris mon pied le temps de quelques minutes et me serai rappelé que ce sport n'est qu'un jeu, le plus grand certes, mais ça ne reste qu'un jeu, et qui ne guérira pas les gens du cancer, quoique j'ai entendu dire qu'un rat de laboratoire a été guéri d'un cancer généralisé après avoir vu un best-of des meilleures actions de Ronaldo.... Le palmarès n'est pas tout, et je peux vous garantir que l'histoire du jeu ne retiendra pas des joueurs comme Deschamps. On n'entre pas dans la mémoire collective à coups de tacles bien appuyés, on y entre en donnant à voir du beau, la culture du résultat, c'est une affaire de comptables. Un attaquant racé comme Batistuta n'aura gagné qu'à peine le cinquième de ce que son immense talent aurait pu lui procurer, mais les vrais amateurs se souviendront de lui.
 Aujourd'hui en Ligue 1, on a donné la priorité au nombre de duels remportés, la balle est souvent dans les airs ou en touche. On reprochait au foot français, dans les années 80 son déficit sur le plan physique. On l'a récupéré, sauf qu'on a oublié de jouer avec le ballon. Il y a d'excellents joueurs sans ballon en Ligue 1, il faudrait même envisager de leur attribuer une distinction, un truc du genre: " le Ballon d'or sans ballon est attribué cette année à Moumouni Dagano!".

Le football-école vit ses dernières heures! Et les grands bénéficiaires de sa lente disparition sont des joueurs qui jouent à l'envers, et qui ne maîtrisent pas les fondamentaux, et il y en a toujours eu des joueurs de cette trempe, athlétiques mais pas finauds pour deux sous: Dagano, Dennis Oliech, Serge Dié, Taribo West, Taiwo, Kader Keita, Mendy ( le Bernard), et aussi Ronnie Rosenthal, l'ancien attaquant israelien de Tottenham qui fonçait tête baissée, Ivica Mornar, le géant Croate qui ne dribblait qu'à coups de contres favorables, Vinnie Jones, le casseur de Wimbledon.


Dans tout ça, heureusement qu'il existe des joueurs comme Deco ou Iniesta. Iniesta a tout le temps l'air palôt, l'air du type qui n'a jamais vu le soleil, n'empêche, ce gamin peut vous décrocher la lune en un crochet. C'est pourquoi je me suis réjoui de la victoire de l'Espagne à l'Euro 2008.

 Mais le football-école peut se trouver partout. Et si par hasard vous vous trouvez un dimanche après midi du côté de la Porte Dorée, dites vous qu'une belle attraction peut vous y attendre, si vous aimez le foot et êtes curieux de nature.
Avec un peu de chance, le Maccabi Paris jouera au stade Paul Valéry, métro Porte Dorée, et  le jeu de passes de son arrière droit, Idriss Hamel, ne vous fera pas regretter de ne pas être aller à la Foire du Trône. Formé au Paris F.C, club qui a lancé des joueurs tels que Piquionne, Madar, Prunier, Benachour, Bellaid, Douchez et bien d'autres, Idriss Hamel a par la suite rejoint le Maccabi, en amateur car il n' a pas su percer dans le milieu, mais pro ou pas pro, ce joueur joue juste, et ça c'est dur à faire. Il prouve qu'on peut bien jouer au foot si l'on dispose de bases solides. Allez, salut tout le monde, salut Idriss, et au fait super ta passe décisive en Coupe face à Meudon!  


                  

Par fadaili - Publié dans : Foot français
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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /Oct /2008 15:01

La nouvelle est tombée hier, et la surprise est de taille, d'une taille patron aussi large que celle de la personne qu'elle concerne. Je ne veux pas parler du dernier pantalon acheté par Pierre Menes, à l'étroit dans une cabine d'essayage, mais de la nomination à la tête de la seleccion de Diego Armando Maradona, légende vivante du football, icone du beau jeu et/ou de la déglingue, rock -star punk  sans guitare mais en lunettes de soleil, le Marlon Brando du ballon, le type qui a revolutionné son art en même temps qu'il a pris soin  parfois de mépriser sa discipline, et ce au plus au point.

Vladimir Dimitrijevic, amateur de littérature et de philosophie, et auteur de l'excellent  La vie est un ballon rond  a su parfaitement, à l'aide d'une comparaison lumineuse, su rendre compte de l'engouement populaire porté au pibe:
"
Quand Diego entre dans un bar, tout le monde veut lui payer un verre. Quand Beckenbauer entre, tout le monde s'attend à ce qu'il paie sa tournée."
Diego, ce brave gars du peuple, auquel peut s'identifier le quidam de toutes les villes du monde, riches ou pauvres.

Diego parle de tout, à tous ..... ce qui l'implique parfois... souvent des prises de positions teintées de démagogie, de nationalisme pro-cubain, d'anti-nord americanisme, d'anti-vaticanisme, d'anti-joao havelangisme (isme que j'invente, tiré du nom du président Brésilien de la toute puissante Fifa).
Après avoir échappé à plusieurs reprises de peu à la mort, animé à la télé argentine, une émission à grand succés sobrement intitulée La noche del diez, Diego reprend la main (de Dieu?), et est intrônisé selectionneur d'une nation de foot qui cherche à mettre la main ( de Dieu?) sur une coupe du monde depuis 1986.
Un Diego qui fait des pieds et des mains (de Dieu !) pour qu'on lui accorde enfin ( encore ?) sa chance....

Mais Diego Maradona peut-il s'asseoir à la même table qu'un Marcello Lippi, Capello, Mourinho, Scolari, Hitzfeld
?
Non, ou peut-être dans une table au fond, à la fin du deuxième service, à la rigueur... 
Il n'a pas montré les signes de patience, de mansuétude envers la presse et les joueurs.
Il n'a pas montré la remise en cause que le métier d'entraineur réclame;cette patience forgée par les hauts et les bas, les montées, les descentes, les présidents en transe, les transferts foireux et que seuls les résultats sanctionnent comme autant de glaives au-dessus des nuques.

Maradona n'est pas Carlo Mazzone, Vujadin Boskov, Lobanovski, Suaudeau, Zagallo et il ne vieillira pas comme Guy Roux ou Michel Le Millinaire. Il ne sera pas le Mick Jagger des bords de lignes, il mourra façon dandy, jeune et beau.
Revenons-en au rectangle vert, coach Diego s'est planté il y a dix ans à Mandiyu et au Racing. Là-bas, il débarquait aux entrainements à la bourre et bourré, puant le parfum et au sortir d'une fête endiablée dont Kluivert, Ronaldinho, Adriano n'auraient pas décliné l'invitation. Et quand Diego parle de foot, c'est pour dire que Riquelme sera son digne successeur, que Saviola le sera aussi, idem pour Aimar ou D'Alessandro, mais il semblerait que la vérité du terrain ait été tout autre pour ces excellents joueurs.

Finalement, le joueur qui ressemble le plus à Diego balle au pied gauche reste Messi, auquel Diego, pour des raisons d'ordre sans doute filial (le Kun de l'Atletico Madrid va bientôt épouser la fille aînée de Diego),préfère Sergio Kun Aguero, futur grand joueur, mais moins percutant, imprévisible et rapide que le Messie.
Diego affirme que Lionel Messi joue uniquement pour lui, mais n'est -il pas vrai que Messi a fait de réelles différences dans les matches les plus disputés? Il s'agit d'un débat technique qui fera couler beaucoup d'encre et de maté, la boisson locale en Argentine, pays de la tactique avec l'Italie.

En tous cas, Diego a un passé illustre, un présent qui lui offre des possibilités, une aura depuis toujours à son zénith. Mais l'aura ne fait pas tout, il faut qualifier l'Argentine pour le Mondial 2010 en Afrique du Sud...
Les deux prochains rêves de  Diego: qualifier l'Argentine et ramener la Coupe du Monde au pays. Un peu le même rêve qu'il avait enfant, la tignasse épaisse, le visage sale, le génie éclatant

 

Par fadaili - Publié dans : Foot étranger
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 15:35




Zlatan est aujourd'hui une pièce essentielle de l'Inter Milan, et fait partie du gotha des meilleurs attaquants de classe mondiale. Rapide, puissant, athlétique, capable de passer en force et en finesse, comme l'atteste son but du talon contre Bologne, qui n'est pas sans rappeler un but inscrit par un ancien maitre du jeu, Johan Cruyff, avec le FC Barcelone. Les deux champions ont éclaté à l'Ajax Amsterdam, club esthéte qui plus que n'importe quelle autre institution, a symbolisé le football total, le football école. 30 ans après Cruyff, Zlatan pourfend les lignes adverses à la verticale, sans chercher à tout prix le jeu de passes en largeur du terrain. La verticale, toute.

        " JE SUIS CAPABLE DE FAIRE AVEC UNE ORANGE CE QUE CAREW FAIT AVEC LE BALLON."
Par fadaili - Publié dans : Foot étranger
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